Jessy Lanza

Saturday 1 November

Dans toute cette vague de R&B électronique qui explose depuis deux ans, il y a au moins deux branches : ceux qui veulent faire des tubes pour enflammer les hanches (les AlunaGeorge, Jacques Greene et compagnie) et ceux qui font l’éloge de la volatilité et du spectral. Un peu comme How To Dress Well, Jessy Lanza fait définitivement partie de cette deuxième sphère. Produit par Jeremy Greenspan, des pourtant très pop et pas très en retenu Junior Boys, le premier album de cette Canadienne à la voix fantomatique la joue à l’économie. Des instrumentations qui s’épurent au maximum, un beat discret, un synthé rare, pour laisser toute la place à une construction subtile de grooves glaciaux. Rarement premier album avait sonné aussi confiant, aidé par une signature prestigieuse sur Hyperdub, le label de Kode9 et Burial. Jessy Lanza et ses intonations douces ont le pouvoir de suspendre le temps pour tout un concert.

The wave of electronic R&B of the last couple of years can be broken down into two main currents: those who are looking for those hipshaking hits (AlunaGeorge, Jacques Greene, and so on), and those, such as How To Dress Well, looking for something more ethereal and spectral. Jessy Lanza is part of the second movement. The ghostly-voiced Canadian girl has released a minimal first album, produced by flamboyant pop shaker Jeremy Greenspan from the Junior Boys. Purified instrumentals, discreet beats, and rarefied synths build up to subtle constructions of glacial grooves. Few first albums show such confidence, bolstered by a prestigious label, Hyperdub, of Kode9 and Burial fame. During her concerts, Jessy Lanza and her soft lilt have the power to stop time.