Kelela

Wednesday 29 October

A l’opposé des Janelle Monáe ou Miguel qui référencent le passé du genre, quand Kelela se met à faire du R&B, elle a les yeux résolument tournés vers l’avenir. D’origine éthiopienne mais née à Washington, Kelela Mizanekristos chantait du jazz dans des cafés, s’est essayée à l’indie rock et au métal progressif avant de croiser la route du groupe Teengirl Fantasy, qui lui fait rencontrer la crème des jeunes producteurs électroniques. Sa toute première mixtape, Cut 4 Me, sortie en fin d’année dernière, est un concentré de productions futuristes et de R&B mutant où la froideur des décors urbains contraste avec la douceur et la volupté de sa voix de caméléon. Ce petit miracle, elle l’a créé en confiant ses productions aux fleurons de deux des maisons électroniques les plus excitantes du moment, les labels frères Night Slugs et Fade To Mind, qui voient évoluer Bok Bok, Nuguzunguzu, Kingdom, L-Vis 1990…

As opposed to Janelle Monáe or other Miguels whose music references the past, Kelela’s brand of R&B is resolutely modern. Washington-born Ethiopian Kelela Mizanekristos sung jazz in cafés and dabbled in indie-rock and progressive metal, until his path crossed that of Teengirl Fantasy, who introduced him to the cream of young electronic producers. His first mix tape “Cut 4 Me” was released at the end of last year, and is a concentrate of futuristic producing and mutant R&B, where cold urban landscapes blend with his soft and luscious chameleon voice. She created this little miracle of a release by entrusting its production to the top two electronic music labels of the moment, the sibling labels Night Slugs and Fade to Mind, who harbour such artists as Bok Bok, Nuguzunguzu, Kingdom, L-Vis 1990…