The War On Drugs

Thursday 30 October

Tranquillement, sans faire de vagues, sans réinventer la roue ou sans vouloir à tout prix changer les codes du rock, le groupe de Philadelphia The War On Drugs s’est pourtant creusé en six ans une place idéale avec une base de fan solide qui ne les a jamais lâchés. Pourtant pour leur troisième album, Lost In The Dream, sortir en début année, les quatre Américains ont radouci les choses, rassuré un peu les angoisses qui transparaissent dans leur rock autrefois tendu comme un arc. Mais avec ou sans le grand Kurt Vile (parti après le premier album pour se concentrer sur sa carrière solo), avec ou sans la noirceur dans les mélodies, The War On Drugs continue à sortir de grandes chansons et de grands albums. Plus riche dans ses orchestrations, plus varié dans ses ambiances et ses atmosphères, plus apte à digresser du country-rock à des ambiances plus synthétiques et percussives, The War On Drugs a muri et fait sa mue. Reste à constater l’envol pris par le groupe dans sa version live.

Without trying to make ripples on the seas of modern rock’n’roll, Philadelphia band The War On Drugs have calmly built themselves a solid base with a strong group of fans who have never left their side, even though their third album, “Lost in the Dream” released earlier this year, is more serene, the band’s fears seemingly conquered. But with or without the great Kurt Vile (who left after the first album to pursue his solo career), with or without the darkness of their melodies, The War On Drugs still writes grand songs and great albums. With richer orchestrations, varying and various atmospheres, with increased forays out of Country-Rock into something more synthetic and percussive, The War On Drugs has matured. It is high time to see what their metamorphosis looks like on stage.