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02 → 08
Novembre

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Music Festival
Paris

Vendredi 6 Novembre

Ellie O’Neill

Superb Stage at Les Disquaires

🇫🇷

Ellie O’Neill est une artiste originaire du comté de Meath, en Irlande, dont la musique tisse un paysage musical riche, diversifié et tendre, traversant des explorations brutes et intuitives de l’intimité et de la perte, de l’amitié et de l’identité queer.

Composant principalement sa voix et sa guitare acoustique, ses chansons oscillent entre des rêveries cycliques et méditatives à deux accords et des confessions puissantes, brutes et sincères. Son œuvre ne recèle pas d’épiphanie unique. Au contraire, son écriture se déploie comme une archive de souvenirs et de rêves : une négociation permanente entre ce qui doit être préservé et ce qui doit être laissé à l’abandon. Mêlant expérience vécue et symbolisme ésotérique et onirique, les chansons d’O’Neill se refusent aux récits linéaires. La répétition devient une forme de vérité. Souvent, elle s’attarde sur deux ou trois accords tant qu’ils restent beaux et vivants, puis elle pivote soudainement, s’orientant dans une direction totalement nouvelle. Romance et chagrin coexistent dans sa musique, sédiments et scintillements s’entremêlant.

Son œuvre retrace également son cheminement vers l’identité queer durant une période de profonds bouleversements culturels en Irlande, de la légalisation du mariage homosexuel à l’abrogation de l’interdiction de l’avortement. Nombre de ses textes s’inspirent directement de ses souvenirs, voire de conversations retranscrites mot pour mot. L’écriture de chansons est devenue pour elle un moyen de se réapproprier son espace narratif, de se réaffirmer de manière indépendante et sans compromis. L’existence même de ces chansons est un défi à l’amour clandestin et au désir refoulé.

🇬🇧

Ellie O’Neill is an artist from Co. Meath, Ireland, whose music weaves a rich, diverse and tender landscape traversing raw, intuitive explorations of intimacy and loss, friendship and queer identity.

Writing primarily with voice and acoustic guitar, her songs range from cyclical, meditative two-chord reveries to big-hearted, muscular, grungy confessionals. There is no singular epiphany in her work. Instead, her writing unfolds as an archive of memory and dreamstuff: an ongoing negotiation between what must be kept alive and what must be allowed to die peacefully. Merging lived experience with esoteric, dream-like symbolism, O’Neill’s songs resist neat narrative arcs. Repetition becomes a form of truth-telling. Often holding to just two or three chords for as long as they remain beautiful and alive, she will then pivot suddenly, turning in an entirely new direction. Romance and grief coexist in her music, sediment and shimmer braided together.

Emotional truth remains at the forefront, even as fluid collaboration with band members expands the scope and texture of her sound. Her work also traces her coming into queerness during a period of profound cultural change in Ireland, from the legalisation of same-sex marriage to the repeal of the abortion ban. Many lyrics draw directly from memory, even verbatim conversations. Songwriting became a way to reclaim narrative space, to reestablish herself independently and without compromise. Even the existence of these songs stands in defiance of clandestine love and refused desire.